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Les Sorcières de la République

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Dernier l1ivre de Chloé Delaume, auteur inclassable qui fait une fois de plus preuve d’originalité et d’exigence. Toujours à la recherche d’une langue personnelle qui exprime au mieux les égarements de notre monde moderne. Nous sommes en 2062 en France et nous assistons au procès de la Sibylle, fondatrice du Parti du Cercle, émanation d’une secte féministe qui a voulu compenser quelques millénaires de domination masculine. De 2017 à 2020, le Parti de Cercle a été au pouvoir et les déesses de l’Olympe ont investi les sphères de la société dominées par le système patriarcal: elles se partagent les domaines d’action en fonction de leurs compétences. Aphrodite s’occupe de l’industrie textile, de la mode, de la cosmétique, des travailleuses du sexe, et aussi de l’image de la femme en tant qu’objet de désir. Hestia, c’est le logement, l’entretien des mairies, le partage des tâches domestiques, l’industrie des appareils et produits ménagers, la déco, la cuisine. Héra, c’est la protection des femmes, surtout en cas de divorce. Mais les déesses investissent aussi le champs politique : Athéna, c’est la Grèce, l’économie, le FMI, la BCE, Angéla Merkel, Déméter, les forêts, l’écologie, la chasse.
Ces 3 ans de pouvoir féministe ont mal tourné et les français ont voté par référendum l’effacement total de cette période, ils ont voté l’amnésie collective,le Grand Blanc.
Ce livre se présente comme une parabole de notre monde moderne où les femmes veulent raconter leur histoire et mettre en évidence leur aliénation, les déesses incarnent tour à tour des femmes victimes du dictat de la mode, de la beauté, victimes de l’incarnation de l’amour , du désir qu’elles doivent susciter (Vénus/ Aphrodite). C’est l’occasion également d’imaginer notre futur, société du spectacle, de la télé-réalité généralisée, société de la consommation à outrance, du sondage incessant, bref une société connectée en permanence où toutes les informations des plus futiles aux plus importantes sont mêlées dans un inextricable fatras. Société qui nous décervèle, difficile alors d’avoir une quelconque pensée approfondie. L’écriture de Chloé Delaume reflète cette ère de la communication permanente: chapitres qui se succèdent comme si on suivait ce procès en direct, 5 jours, 5 nuits de procès et des compte-rendus, des twitt, des mails , avec plein d’allusions à des phrases cultes prises à la fois dans des médias populaires actuels que dans des ouvrages de référence, l’Ancien testament , texte sacré devient le Nouveau Commencement, sorte de manifeste fondateur du Parti du Cercle qui sont comme autant de pièces à conviction. Chloé Delaume a vraiment une écriture et une imagination délirante et mystique, un  humour féroce et impitoyable.

La vie de Galilée

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Cette pièce est une biographie théâtrale de Galilée . Bertolt Brecht s’empare de Galilée, qui après Giordano Bruno et Copernic a soutenu que la Terre n’était plus le centre du monde, tournait sur elle-même et autour du soleil. Théorie de l’héliocentrisme en opposition avec celle de l’Eglise (géocentrisme)prônant la toute puissance de Dieu sur Terre, soutenant que Dieu seul détient la Vérité, lui seul connait et fait fonctionner l’univers.
C’est une controverse majeure qui oppose les partisans des sciences et ceux de la religion incarnés au XVIème siècle par la très puissante Inquisition.
Bertolt Brecht nous fait rentrer dans l’intimité de Galilée. Il persiste dans ses affirmations bravant les autorités politiques et religieuses pendant le temps où il jouit d’une protection amicale, mais dès que celle-ci disparaît, il n’a plus la force de tenir tête à l’Inquisition et se rétracte pour supporter les dernières années qui lui restent à vivre. Sa fille, Virginia, victime de la réputation « hérétique » de son père, ne trouvera jamais de mari, Andrea, son disciple, fils de sa gouvernante Madame Sarti, partira pour la Hollande , emportant sous le manteau « les Discours » de Galilée, manuscrit qui marquera à jamais l’histoire de la Science.
On y trouve notamment cette phrase célèbre, souvent reprise avec des variantes : « Celui qui ne connaît pas la vérité, celui-là n’est qu’un imbécile. Mais celui qui la connaît et la qualifie de mensonge, celui-là est un criminel ». Cependant la pièce a été assez rarement jouée, dans la mesure où elle comprend une quarantaine de personnages et dure environ quatre heures si on la monte dans son intégralité.
C’est néanmoins une œuvre qui tenait une place privilégiée chez Brecht qui n’a cessé de la retravailler jusqu’en 1955.
C’est le thème de la vérité contre l’obscurantisme. Brecht lui-même avait été placé dans une situation historiquement comparable à ce qu’avait vécu Galilée : l’Allemagne nazie — qu’il fuit dès 1933 — imposait sa vérité officielle et faisait plier tous ses contradicteurs : artistes, écrivains, scientifiques, intellectuels, journalistes, hommes politiques… Le parallèle entre la vie de Galilée et celle de l’auteur s’impose.
En quoi le personnage de Galilée est-il représentatif de notre époque ?
Au début des années trente, Brecht pensait écrire une série de pièces sur les grands procès des siècles derniers. Quelques temps après, alors qu’il était déjà en exil, deux scientifiques allemands travaillant sous le régime hitlérien ont découvert la fission de l’atome et ses énormes potentialités.
Galilée, ce scientifique du début de l’ère moderne, fut l’exemple parfait du chercheur dont la découverte dérange son époque. Il menaçait les autorités par ses recherches. Dans le cas des chercheurs allemands, le régime risquait d’en abuser et de les utiliser à des fins mortelles. Les deux situations créent un conflit de conscience que d’autres chercheurs ont connu et connaissent encore.
Evidemment, le problème va au-delà. Que faut-il faire ? Abandonner la recherche scientifique pour le domaine de la technologie? La pratiquer clandestinement et ne la rendre accessible qu’à un nombre restreint de personnes? Ou conclure un pacte avec le pouvoir en place en supposant que le système n’en n’abuse pas? La réponse reste difficile. Le succès de cette pièce montre pourtant à quel point Brecht a su donner une magnifique forme littéraire à ce problème central de l’ère moderne.

J’ai vu cette pièce au TNT de Toulouse en Décembre 2014, mise en scène par François Sivadier dont voici une interview:

Cette mise en scène vous confronte pour la première fois à un texte de Brecht ?

Oui c’est ma première mise en scène d’un texte de Brecht. Mais ce texte ne ressemble pas aux autres textes de Brecht. Deux choses m’ont fasciné : l’humanité qui affleure dans ce texte, et le fait que Galilée embarque avec lui de jeunes disciples qui se retrouvent orphelins à la fin de la pièce. Autre chose, la forme même de la pièce, qui parle d’un conflit entre Galilée et le pouvoir, représenté par l’Eglise, conflit qu’on ne voit pourtant jamais directement. Si Brecht avait voulu nous le montrer il aurait certainement écrit une scène entre Galilée et l’Inquisition, voire le procès de Galilée. Il montre seulement les gens qui attendent pendant le procès. Ce qui l’intéresse n’est pas la reconstitution historique, mais plutôt ce que, politiquement et humainement, le parcours de Galilée va changer.
Qu’est-ce que  Galilée incarne pour Brecht ?
La pièce parle finalement de Brecht. Si nous remplaçons le mot science par le mot théâtre cela devient vertigineux. Galilée incarne une problématique qui a traversé toute l’œuvre de Brecht. Thèmes obsédants chez lui que celui de l’intellectuel dans la société, mais aussi celui de l’artiste par rapport au pouvoir. Thèmes présents dans cette pièce qui porte cette double dimension : l’histoire de Galilée, le monde des sciences et de l’astronomie, d’une part, et ce que Brecht veut aussi raconter à travers cela, d’autre part. Ce que Brecht dit, à certains moments, de la science est presque désinvolte. Il aurait pu écrire une pièce plus complexe, ne serait-ce que parce que l’histoire de Galilée est plus complexe, mais il a d’abord voulu cibler quelque chose de politique.
En affirmant la révolution de la terre autour du soleil, Galilée est… révolutionnaire !
Ce que dit Galilée : le centre n’existe plus, et chacun doit se positionner par rapport à cela. Edward Bond dit que le monde moderne a commencé le jour où Galilée a regardé dans sa lunette, et que pour être humain il faut savoir où nous nous trouvons. Donc, à partir du moment où Galilée dit que nous ne savons pas exactement où est notre place, et que la terre n’est pas au centre, cela change tout, politiquement, et humainement. Chacun est obligé de se définir par rapport à cela.
Le théâtre  de Brecht est-il si didactique et  démonstratif ?
Brecht n’a jamais voulu cela. Cette réputation vient de la façon dont beaucoup de gens ont monté ses pièces en France, y compris ceux qui l’aimaient. C’est un théâtre de texte mais j’ai tendance à penser que l’écriture et la parole doivent être organiques. Galilée n’est pas présenté comme un vieux savant entouré de bouquins mais comme quelqu’un qui raisonne par les sens. Il n’a jamais autant d’idées que quand il est en train de manger. Lire la pièce ainsi change beaucoup de choses. Pour moi la pensée au théâtre est une matière forte, et pas intellectuelle. Les gens qui parlent dans La Vie de Galilée touchent à un sujet qui leur donne, au sens propre comme au figuré, le vertige.

Galilée met le monde cul par dessus tête…
La pièce n’oppose pas le pouvoir qui aurait tort et Galilée qui aurait raison. Tout le monde pense que Galilée peut avoir raison. Le problème est plutôt ce qu’il faut dire et ce que cela va changer. Quel monde, quelle société peut-on reconstruire à partir de cela ? Chacun travaille avec cette question envisagée de différents points de vue. Pour certains, c’est un monde absolument impossible. Et en disant cela Brecht propose également un monde comme cela. Il voulait être l’Einstein du théâtre, inventer un nouveau théâtre, changer le centre du théâtre. C’est comme si Galilée disait nous allons inventer un nouveau théâtre, changer les règles et pendant toute la pièce nous nous demandons si cela est possible et si même nous arriverons physiquement à tenir debout dans cet univers-là. Par exemple, chose inouïe, le petit moine qui dit : « ma famille, ce sont des paysans malheureux mais c’est un malheur organisé ». Si nous levons cela ils vont être déstabilisé, perdus, ils ont besoin d’avoir un ordre quel qu’il soit…

Galilée est Brecht ?
C’est aussi avec la raison et l’imagination que se fait le théâtre, comme le note Edward Bond. Galilée travaillant aux questions qui l’obsèdent, c’est pour Brecht un formidable moyen de parler de lui. Plusieurs versions de la pièce ont vu le jour : une première ou Brecht faisait de Galilée un héros, celui qui se rétracte devant l’inquisition et qui réussit quand même à travailler, bien qu’il soit pratiquement prisonnier de l’Inquisition. Pendant que Brecht travaillait à la version américaine de la pièce avec Charles Laughton, le bombardement atomique d’Hiroshima eut lieu. Brecht changea alors sa vision du personnage et notamment le monologue de la fin : Galilée s’accuse d’avoir trahi la science, d’avoir pensé que la science pouvait vivre dans son petit monde, indépendamment des modes de production et du politique. Et, donc, il accuse Galilée d’être un traître irresponsable. Galilée dit : j’ai inventé un nouveau système du monde, ce qui en est fait après ne me regarde pas. Brecht dit que cette position est impardonnable. C’est la question de la responsabilité.
Galilée est donc un  personnage très complexe ?
Oui, il a besoin du pouvoir, de travailler avec le pouvoir. Contradiction que Brecht devait porter en lui : pensons à la complexité des rapports qu’il entretenait avec le pouvoir dictatorial en RDA… Il n’y a pas d’un côté l’Eglise et de l’autre Galilée. Ils parlent de la même chose, emploient les mêmes formules, les mêmes mots. Galilée est un fils fidèle de l’Eglise. Ils emploient le mot raison bien qu’il n’ait pas le même sens dans la bouche des uns ou des autres…

Finalement les spectateurs doivent sortir de la représentation en se demandant comment juger Galilée. Pourtant, ce qui est au centre de la pièce n’est pas Galilée, mais les questions que pose Galilée. Quant à la notion de personnages… Pour moi, au théâtre, il n’y a pas de personnages. Simplement les porteurs d’une parole et de différents points de vue. Mais c’est toujours l’auteur qui parle. Dans La Vie de Galilée à certains moments nous avons l’impression d’observer des fonctions, car ce sont des gens qui viennent uniquement développer un point de vue. Pour autant je n’ai pas envie de faire un spectacle où s’échangent des théories. Galilée est toujours en mouvement et parle toujours de mouvement. Il parle de choses très simples et très violentes mais ce n’est jamais théorique. Je le vois comme un poète plutôt que comme un vieux savant…
Quels sont alors vos partis pris de mise en scène et de scénographie ?
J’ai voulu que huit acteurs interprètent la trentaine de rôles pour ne pas traiter la pièce comme une pièce historique mais plutôt comme un petit opéra de chambre… Quelqu’un qui joue un rôle doit pouvoir jouer un autre rôle à un autre moment, mais qui soit simplement la continuation d’une même pensée. Montrer aussi comment cette langue, que je trouve extrêmement charnelle dans la traduction d’Eloi Recoing, et même lyrique, comment cette langue prend vraiment forme, pourquoi elle produit  vraiment un vertige. Oublier ce vertige nous rend explicatifs. Cette pièce recèle évidemment l’écueil de la discussion philosophique… mais pour moi Galilée est un jouisseur de la pensée. Il s’agit de mettre cette pensée au cœur du plateau, arriver à ce qu’on ne voit pas des gens qui discutent, mais comment ils véhiculent des idées, et quels repères ils trouvent. Galilée fait penser à Faust, parallèle évident…

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Tartuffe

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Tout le monde connaît la pièce de Molière : Tartuffe, faux dévot professionnel, a assis son emprise sur les esprits d’Orgon et de sa mère Madame Pernelle. Directeur de leurs consciences prompt à leur donner des leçons qu’il est le dernier à suivre, il se voit promettre par son protecteur la main de sa fille, Marianne, pourtant amoureuse de Valère. Cela n’empêche pas Tartuffe de convoiter en même temps la jeune épouse d’Orgon, Elvire. Celle-ci ourdit un stratagème qui démasque Tartuffe et fait enfin ouvrir les yeux d’Orgon sur sa vraie nature. Le faux dévot, pris au piège, tente de dessaisir son ancien protecteur de ses biens, et court cherche raison auprès du roi. Malheureusement pour lui, ce dernier ne tombe pas dans le piège, et plutôt que de déshériter Orgon qui l’a jadis servi, fait arrêter Tartuffe.

Mais tout le monde ne connaît pas la mise en scène de Stéphane Braunschweig ! Ce fut une de mes plus belles émotions théâtrales en 2008 au TNT, je ne pensais pas redécouvrir Tartuffe de cette façon. Pour revivre cette émotion, il est sorti en DVD.  La scénographie de Tartuffe  signée par Stépahane Braunschweig repose sur une esthétique « a-stylée ». Le décor montre la pièce principale d’une maison, spacieuse, lumineuse et blanche vide, à l’exception d’un fauteil qui trône en plein milieu. Les murs sont hauts et le dernier niveau présente des fenêtre à barreaux d’où paraît un ciel bleu permis par un cyclorama. Plusieurs portes donnent sur une chambre, un autre espace non identifié d’où émane une lumière jaune, une porte d’entrée blindée sur laquelle est suspendu un crucifix. Un rectangle noir dessiné sur le mur de fond trouve son explication à la fin de la pièce : le roi, en hauteur, parle à ses sujets en bas comme dans comme une apparition dans un écran de télévision.

L’originalité de ce décor est qu’il est mouvant. Lorsque Tartuffe attend Elmire, des bruits de pas rythment l’élévation des murs à vue qui laisse paraître une porte avec des escaliers et les fondations moisies des murs qui font penser à celles d’une prison ou d’un cloître. Au final, les murs atteignent à leur apogée neuf mètres de hauteur. A l’arrestation de Tartuffe, l’ouverture d’une trappe dans le plancher qui donne sur des escaliers permet de faire disparaître le personnage. Ce décor qui repose sur une machinerie très lourde montée par des câbles crée un un effet d’enfoncement qui permet de jouer sur les différents niveaux. Les portes en altitudes s’ouvrent sur un nouveau lieu marginal. Les acteurs descendent, montent les escaliers ou se jettent du premier étage.

La lumière débute par celle du petit matin et alterne avec une lumière plus orange du soir qui permet un travail sur les ombres. La lumière jaune qui émane de la porte côté cour suggère celle du receuillement des chappelles, comme à celle de l’église Saint Séverin à Saint Michel. La lumière devient verte lors du piège tendu par par Elmire à Tartuffe. A la fin de la pièce, la scène est plongée dans une semi-obscurité.

Costumes et accessoires. Braunschweig ancre les personnages de Tartuffe dans une famille bourgeoise contemporaine. La scène d’ouverture est un tableau : la scène est plongée dans le noir, les portes ouvertes permettent de voir des saynètes où Valère et Marianne s’embrassent à côté d’un lit et où Damis regarde un film pornographique.

Marianne est tout d’abord montrée en pyjamas avec un T-shirt rose pâles et des chaussettes, puis en tenue négligée, toujours avec son T-shirt mais avec des bas, et enfin en robe stricte rose pâle. Dorine est également en pyjamas marrons au début de la pièce. Elle porte ensuite un pantalon avec un chemisier rouge vif puis un manteau noir et une valise à la fin de la pièce. Elmire est d’abord vêtue d’une en robe de chambre en soie turquoise et porte les cheveux détachés. Lors de son entretien avec Tartuffe, elle porte une jupe rose pâle, des chaussure à talons, un haut transparent laissant apparaître un débardeur, un collier de perle et les cheveux tirés. Cléante est au tout début torse nu et en jeans puis une revêt un T-shirt et une veste en cuir. Madame Pernelle est toute vêtue en noir avec un croix à son cou et ses cheveux sont coiffés strictement. Tartuffe porte un pantalon noir, une veste bleue marine et haut blanc à col roulé avec une croix à son cou et son visage est surprennamment blanc, marquant un parralèle avec le masque social qu’il porte. Orgon est au départ en costume puis il se meut dans un pantalon noir et un haut blanc à col roulé avec une croix comme Tartuffe. Ce changment de costume permet d’accentuer la figure du dévot qui sera représentée à travers d’autres personnages par un col roulé blanc. Il porte des lunettes rectangulaires, une barbe et un début de calvitie marquant un parallèle avec celle des moines.

La mise en scène se fonde sur peu d’accessoires : un fauteuil de PDG ou de psychanalyste, un table avec une nappe blanche, des pries-dieux, des clés, une pochettes, une valise et des croix. Il a complètement actualisé le propos et ça fonctionne !

Le crime du Padre Amaro

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Eça de Queiros est le Balzac portugais, ce livre rappelle « La faute de l’Abbé Mouret » de Zola . C’est l’histoire du père Amaro, jeune prêtre bien de sa personne, qui, ayant embrassé la carrière religieuse se voit tenté par les plaisirs de la chair , en la personne d’Amélia, jeune fille charmante et dévote. C’est une critique des dévôts et de leurs penchants pour la nourriture, l’argent et les femmes. Ce roman se déroule dans l’Alentejo, aux environs de Leiria. Amélia cèdera au père, mourra en couches et leur enfant succombera à la suite de mauvais traitements. Un livre qui retrace les tourments intérieurs d’un prêtre, son tiraillement entre ses pulsions d’homme et ses croyances religieuses.