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Fin de partie

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Résumé de la pièce. Fin de Partie est la deuxième pièce de Samuel Beckett à avoir été représentée. Créée en 1957, elle a d’abord été écrite en français puis traduite en anglais par Beckett lui-même sous le titre d’Endgame. Elle met en scène trois personnages handicapés physiquement ainsi qu’une autre personne: Clov, qui est le seul à pouvoir se déplacer à sa guise ou presque. Il est le valet de Hamm ainsi que son fils adoptif. Tous vivent dans une maison qui est, selon les dires des personnages, située dans un monde désert, dévasté et apocalyptique. La pièce parodie les conventions théâtrales classiques : rien ne se produit au cours de la pièce, la fin est annoncée dès les premiers mots et est même présente dans le titre, et les personnages s’adressent parfois au public pour déclarer qu’ils s’ennuient à mourir. Le genre de Fin de Partie fait toujours l’objet de débats critiques. La pièce a été rapprochée du théâtre de l’absurde, selon la définition de Martin Esslin, mais Beckett a toujours nié l’appartenance à un quelconque courant littéraire.

La mise en scène de Bernard Lévy a rendu cette pièce limpide . Il a su rendre compte du texte de Beckett qui contrairement aux textes de théâtre habituels comporte beaucoup plus de didascalies que de textes. Surtout pas contextualiser l’intrigue : rendre compte de l’absurdité de l’existence, de la cruauté des rapports humains, du tragique de notre présence sur terre. On attend quoi ? Des informations plus imortantes sur les sites suivants:

http://www.mc93.com/fr/2012-2013/fin-de-partie

http://www.scenenationale-senart.com/SITEscore/SNS_Public/Spectacle_Fiche.php?VARspectacleID=55

Le tiroir à cheveux

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Emmanuelle Pagano est un auteur qu’on suit. J’ai lu tous ses livres et celui-ci encore frappe par sa justesse à dire les corps qui souffrent, qui sont prisonniers, que ce soit physiquement ou moralement. A nouveau, ces corps empêchés comme le dit cette très belle expression de l’auteur.

Ce roman nous fait partager la conscience d’une adolescente de 15 ans, mère d’un enfant handicapé Pierre. Tour à tour perdue, démunie, dépossédée, ses parents s’occupent souvent de l’enfant. Apprentie-coiffeuse, elle vit de bric et de broc mais entretient avec les cheveux et notamment ceux de son fils un rapport sensuel et fusionnel, les touchant sans cesse. Elle va devoir lutter contre les préjugés et le carcan social dans lequel ses parents veulent l’enfermer (son père est gendarme).