Archives de Tag: femme

Femmes et sport

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serveimage-15Maylis de  Kérangal 2009.
L’auteur aime mélanger les styles et le thème qui l’inspire beaucoup c’est le sport . Elle écrit plusieurs livres sur le sport, au moment où elle écrit d’autres textes, d’autres romans, comme dans les rapides et corniche Kennedy. Elle poursuit l’exploration du motif sportif en le déplaçant sur le terrain du genre : femmes et sport écrit en 2009. Ce livre s’interroge sur l’émancipation des filles par le sport mais aussi le renouveau du sport,ses pratiques, ses représentations. Ces filles sportives, ce sont aussi ses héroïnes.

Histoire couleur terre Tome 3

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Histoire couleur terre Tome 3

Après le départ forcé de son amoureux, Ihwa découvre la solitude et le manque. La vie au village suit son cours, mais pour la jeune fille le cœur n’y est plus. Heureusement, Deok-sam finira par venir, bien décidé à épouser notre belle héroïne.
Double hommage aux femmes et à un monde campagnard traditionnel qui a cessé d’exister, histoire couleur terre dégage une grande impression de sérénité. En refermant ce troisième et dernier volume, un véritable apaisement envahit le lecteur. Kim Gon-hwa a le talent pour aborder des thèmes universels avec la plus grande fraîcheur.8

Histoire Couleur Terre tome 2

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Histoire couleur terre Tome deux

La petite Ihwa est à présent devenue une belle adolescente presqu’en âge de se marier.
Elle va vivre sa première véritable histoire d’amour avec Deok-sam, un jeune homme pauvre, mais sincère et honnête, qui travaille comme valet chez maître Park, vieux notable du village. Très épris l’un de l’autre, les deux amoureux sont bien décidés à faire leur vie ensemble.
Mais hélas, la jeunesse et la beauté d’Ihwa attisent bien des convoitises, y compris celle de maître Park, prêt à débourser une petite fortune pour en faire sa concubine. Dans ce second volume nous est présentée la place occupée par Ihwa et sa mère dans cette société patriarcale dominée par la morale confucianiste . La veuve Namwon est traitée avec mépris car femme, de naissance modeste, et veuve de surcroît, elle fait commerce d’alcool et de nourriture, occupations jugés indignes selon les valeurs de l’époque.

Histoire couleur terre Tome 1

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Histoire couleur terre de Kim Dong-hwa

Kim Dong-hwa est né en 1950 à Séoul. Dès 1975, il publie son premier manhwa et ne cesse depuis de diffuser sa poésie à travers de nombreux albums. Si la sensibilité de ses histoires, qui s’accorde parfaitement avec sa richesse graphique, est bien connue des lecteurs coréens, la France n’a découvert cet auteur que récemment à travers la bicyclette rouge ( chez paquet, Grand prix de la critique de la CBD). C’est avec sa trilogie histoire couleur terre (Casterman), véritable hymne à la nature et à la femme, que Kim Dong-hwa atteint le sommet de son art. Dernièrement, il a adapté en bande dessinée les anecdotes touchantes des lecteurs d’un journal coréen, véritable nourriture de l’âme, proposées en français par Casterman.6

Ihwa est une petite fille qui découvre la vie, au fil des saisons d’une Corée campagnarde et traditionnelle. Les fleurs rythment les aléas de son cœur tandis que la pluie délave ses incertitudes de jeunesse. Sa mère, jeune veuve qui redécouvre l’amour, va la guider dans ce chemin tortueux qu’est l’adolescence. Kim Dong-hwa qui s’est illustré avec un style bien particulier, le Sunjung (manhwa destiné principalement aux jeunes lectrices) signe avec histoire couleur terre une œuvre qui touche tous les hommes et les femmes de toutes les générations…

Les Sorcières de la République

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Dernier l1ivre de Chloé Delaume, auteur inclassable qui fait une fois de plus preuve d’originalité et d’exigence. Toujours à la recherche d’une langue personnelle qui exprime au mieux les égarements de notre monde moderne. Nous sommes en 2062 en France et nous assistons au procès de la Sibylle, fondatrice du Parti du Cercle, émanation d’une secte féministe qui a voulu compenser quelques millénaires de domination masculine. De 2017 à 2020, le Parti de Cercle a été au pouvoir et les déesses de l’Olympe ont investi les sphères de la société dominées par le système patriarcal: elles se partagent les domaines d’action en fonction de leurs compétences. Aphrodite s’occupe de l’industrie textile, de la mode, de la cosmétique, des travailleuses du sexe, et aussi de l’image de la femme en tant qu’objet de désir. Hestia, c’est le logement, l’entretien des mairies, le partage des tâches domestiques, l’industrie des appareils et produits ménagers, la déco, la cuisine. Héra, c’est la protection des femmes, surtout en cas de divorce. Mais les déesses investissent aussi le champs politique : Athéna, c’est la Grèce, l’économie, le FMI, la BCE, Angéla Merkel, Déméter, les forêts, l’écologie, la chasse.
Ces 3 ans de pouvoir féministe ont mal tourné et les français ont voté par référendum l’effacement total de cette période, ils ont voté l’amnésie collective,le Grand Blanc.
Ce livre se présente comme une parabole de notre monde moderne où les femmes veulent raconter leur histoire et mettre en évidence leur aliénation, les déesses incarnent tour à tour des femmes victimes du dictat de la mode, de la beauté, victimes de l’incarnation de l’amour , du désir qu’elles doivent susciter (Vénus/ Aphrodite). C’est l’occasion également d’imaginer notre futur, société du spectacle, de la télé-réalité généralisée, société de la consommation à outrance, du sondage incessant, bref une société connectée en permanence où toutes les informations des plus futiles aux plus importantes sont mêlées dans un inextricable fatras. Société qui nous décervèle, difficile alors d’avoir une quelconque pensée approfondie. L’écriture de Chloé Delaume reflète cette ère de la communication permanente: chapitres qui se succèdent comme si on suivait ce procès en direct, 5 jours, 5 nuits de procès et des compte-rendus, des twitt, des mails , avec plein d’allusions à des phrases cultes prises à la fois dans des médias populaires actuels que dans des ouvrages de référence, l’Ancien testament , texte sacré devient le Nouveau Commencement, sorte de manifeste fondateur du Parti du Cercle qui sont comme autant de pièces à conviction. Chloé Delaume a vraiment une écriture et une imagination délirante et mystique, un  humour féroce et impitoyable.

La végétarienne

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La Végétarienne est un recueil de trois nouvelles  écrit par Han Kang: La Végétarienne, La Tache mongole, et L’Arbre en feu (Namu bulkkot). Il a été dit que Han fut obsédée durant ses années universitaires par la poésie de Yi Sang et notamment ce vers : « Je pense que les humains devraient être des plantes », pensant que ce vers fut écrit en réaction face à la colonisation japonaise.
Trois nouvelles qui sont écrites d’un point de vue différents et qui éclairent une même histoire,celle d’une femme qui décide un beau jour de ne plus manger de viande: Yonghye est une Coréenne d’une bonne vingtaine d’années, mariée depuis 5 ans. Une nuit, son mari la trouve pieds nus dans la cuisine, devant le réfrigérateur ouvert dont elle sort toute la viande. Dès qu’elle dort elle rêve de scènes de boucheries atroces où se mêlent cadavres humains et animaux. Yonghye devient alors végétarienne et sa vie bascule complètement.

Ce petit roman de quelque 200 pages est divisé en trois parties dont chacune a un narrateur différent : le mari de Yonghye, le mari de Inhye et enfin Inhye, la sœur de Yonghye. Derrière une simple tranche de vie d’une famille coréenne, l’auteur aborde une multitude de questions sociales qui reflètent bien la société coréenne: la difficulté à ne pas adopter un comportement ,une pensée non-conventionnelle,le pouvoir de la famille, être sans arrêt sous le regard inquisiteur de l’autre qui juge , qui exclut violemment si on ne rentre pas dans le rang. Ce livre montre montre comment, de manière métaphorique , refuser de manger de la viande ,c’est refuser la violence des hommes,leur cruauté mais les conséquences sont lourdes. Pas de pathos mais des constats par touches légères.
J’ai adoré ce roman qui, par son écriture délicate et raffinée, nous fait  sentir le rapport à la nature, à la vie , à la mort , à la normalité comme si le monde végétal laissait plus d’échappatoire que le monde humain ou animal. C’est un constat très pessimiste sur l’existence en Corée. C’est un très beau livre sur les corps, sur la sensualité.

Fleur

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serveimage Une bande dessinée de Park Kun-woong, dessinateur coréen. Dans une cellule quelque part en Corée, un prisonnier Jaeng-tcho, ne parle pas, même sous la torture. L’homme se rappelle son passé. Son enfance marquée par les épisodes sombres de l’occupation japonaise et son internement dans les camps de travaux forcés en Mandchourie où beaucoup mourront de faim et d’épuisement. Après la libération, Jaeng-tcho revient dans son village natal pour découvrir que Dalley, la femme qu’il a toujours aimée s’est mariée avec son ami, Hyok-Soo (qui a collaboré avec les Japonais). Lorsque le chef du village est assassiné, Jaeng-tcho est arrêté à tort, tandis que tous les habitants du village sont exécutés par l’armée sud-coréenne  qui les soupçonne de soutenir les communistes: c’est le début d’une guerre fratricide.
Comme un écho au silence dans lequel se mure le prisonnier, ce premier volume de Fleur est totalement muet.
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