Rencontre avec Emmanuelle Pagano en Janvier 2012

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     Quelle belle rencontre que celle avec Emmanuelle Pagano. ayant déjà découvert ses livres grâce à une amie Hélène, ce fut un plaisir de découvrir et côtoyer une si belle personne. Nous racontant  son enfance, sa solitude,  son goût pour la lecture, son refuge au milieu des casernes de gendarmerie où travaillait son père. Puis ses études supérieures , ses premiers écrits: elle nous a expliqué que l’écriture était entrée dans sa vie un peu comme une évidence.  Ses romans sont hantés par le thème du corps mais un de ses anciens blogs résume bien ses préoccupations « Les corps empêchés ».  En effet, dans Le tiroir à cheveux  elle parle du  handicap d’un enfant, Les Adolescents troglodytes parle de transexualité, Les Mains Gamines évoque le viol. Elle avait  besoin à ce moment de passer par l’idée d’un corps meurtri  pour pouvoir écrire.

Qu’il s’agisse de maternités   souvent difficiles,  d’enfance  douloureuse , elle utilise  souvent une écriture assez crue pour en parler, elle a   besoin de cette écriture crue pour évoquer la souffrance, la douleur , la honte . Elle donne la parole à ces douleurs intimes. Elle réussit à construire de belles histoires romanesques dans un style alliant réalisme et poésie : beaucoup de paysages, de climats façonnent les histoires et les personnages, ils sont étroitement liés les uns aux autres. L’auteur elle-même est à l’image des paysages qu’elle a traversés, dans lesquels elle a vécu , elle en est imprégnée, elle est multiple à la fois sincère, profonde et mystérieuse. C’est elle même qui dit que ses livres sont en partie autobiographiques, elle  se sert du réel  et  elle le mélange à la fiction.

Faisant preuve d’une inventivité hors-pair, elle parvient efficacement à varier son écriture et à adapter   la structure narrative au point de vue qu’elle veut adopter.  Elle donne beaucoup de place au lecteur notamment en laissant de nombreuses ellipses, nous rappelant par là l’importance de ses études de cinéma. S’il fallait donner une preuve de sa créativité.  Preuve en est Son dernier livre publié qui est un ouvrage épistolaire, l’Absence d’oiseaux d’eau , il est constitué de lettres , elle nous a expliqué sa genèse. Elle a indiqué qu’elle était aussi attirée par les formes courtes et nous a lu des extraits de son dernier recueil de nouvelles à paraître en avril 2012, Un Renard à mains nues.

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Rencontre avec Marie-Hélène Lafon   le  Jeudi 1er Mars 2012

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      Pendant trois jours, de lycées en lycées de la région albigeoise , Marie-Hélène Lafon s’est adonnée à un marathon culturel d’une générosité infinie. Devant les yeux et les oreilles intimidés ou dubitatifs de nos adolescents plutôt habitués aux images à sensations , l’auteur a captivé leur attention, a suscité des questionnements , a vraiment «donné» à lire son oeuvre. Elle nous a tous enrichis de mots ou d’émotions . C’est une personne rare.

“J’ai écrit, sur le Cantal, une sorte d’abécédaire qui va de “arbre” à “vache”. Et la dernière
phrase de “vache”, c’est “Les vaches ruminent, moi aussi.” et j’y tiens énormément parce que
c’est très vrai. Dans ma vie, dans mon travail, de manière générale, je suis une ruminante. J’ai
coutume de dire que, lorsque j’ai commencé à écrire en 96, ce qui m’a poussée n’est absolument
pas rationnel, c’est de me dire que j’étais comme une vache et que je regardais passer le train.
Or, il fallait que je cesse de regarder passer le train, et il fallait que je monte dedans. Et,
commencer à écrire, c’était monter dedans. La vache, ça me poursuit. Mes parents ont des
vaches, je suis d’un milieu directement paysan, sans génération intermédiaire, j’ai toujours
vécu avec des vaches, je retourne régulièrement dans le Cantal où je retrouve les vaches. La
vache, c’est fondamental. ”
Marie-Hélène LAFON

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Nous avons rencontré Tanguy Viel Le 16 Janvier 2013

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C’est par une tempête de neige que nos avons accueilli Tanguy Viel à Albi, est-ce un hasard des turbulences climatiques ou l’auteur lui même déchaînant les éléments sur son passage ?  Cette interrogation convient bien à Tanguy Viel tout à la fois calme, posé , tenace et aussi ténébreux, secret, intimement fragile. Ce qui frappe chez lui c’est cette distance ironique qu’il pose sur les gens et les choses.
Né le 27 décembre 1973 à Brest d’un père notaire, Tanguy Viel est l’aîné d’une famille de quatre enfants. Le jeune garçon reçoit de sa mère catholique une éducation stricte. il connaît une enfance bourgeoise et paisible, rompue à l’âge de onze ans par le départ définitif de sa ville natale pour le centre de la France, où son père doit reprendre une étude.La rade de Brest, où le futur auteur ne reviendra jamais habiter, ne cessera dès lors de le hanter et fournira l’essentiel du décor de L’Absolue Perfection du Crime. Survivant comme il peut dans le sévère pensionnat où il a été placé, le jeune garçon commence à nourrir une révolte sourde contre son milieu d’origine, rejetant notamment ses valeurs de droite dans lesquelles il ne se reconnaît pas. L’obtention de son baccalauréat lui offre l’occasion de s’en détacher; il s’installe à Tours pouraller à l’université. Mais Tanguy Viel renonce rapidement à suivre les cours d’histoire auxquels il était inscrit et abandonne définitivement ses études. Le chemin vers la littérature. C’est alors, au début des années 1990, qu’il connaît une période d’indécisions, faite d’emplois divers dont le plus déterminant est celui de barman dans un pub. Tanguy Viel y rencontre un certain nombre de musiciens rock et jazz et trouve là l’expérience qui nourrira l’écriture de son premier roman Le Black Note. Il rencontre Laurent Mauvignier qui sera lui aussi publié aux Editions de Minuit. Ils enchaînent les nuits blanches jusqu’au moment où Tanguy Viel doit faire son service militaire; en ce début d’année 1993, il est obligé de faire son service militaire , il choisit d’être objecteur de conscience et travaille au Centre dramatique de Tours.Par hasard , il fait l’acquisition de deux livres qui bouleverseront son existence : mentir de Eugène Savitzkaya et critique et clinique du philosophe Gilles Deleuze, il a la révélation de la littérature. La littérature comme absoluLe roman pour lui ne consiste pas uniquement à raconter une histoire. Une écriture exigeante doit être l’expression d’une voix singulière capable de dire le monde. L’art n’est pas l’antonyme de la vie mais au contraire une recherche effrénée de celle-ci. Donc, la littérature pour lui est un absolu, une expérience totale qui , loin de tout idée de divertissement, réclame un engagement entier, sans retour, ni concession: il se consacrera dès lors, de manière inconditionnelle à la littérature et au roman, abandonnant toute activité professionnelleUne oeuvre entre réel et référencesCes livres mettent toujours en scène un narrateur qui , après un drame, veut refaire son existence et régler ses comptes avec les morts ou les gens qui l’ont trahi pour continuer à vivre, pour revenir au monde. Le narrateur est souvent le faible, le dominé, l’opprimé celui qui choisit la parole , l’écriture pour reprendre le pouvoir, dominer enfin après la disparition du rival et revenir à la vie.Tanguy Viel ne cesse de répéter que l’imagination lui fait défaut. Il puise dans l’image cinématographique son matériau narratif essentiel. Loin d’être de simples clins d’oeil, ces sources cinématographiques témoignent d’une écriture héritière de la modernité plastique qui, avec des artistes comme Marcel Duchamp ou Andy Warhol a montré que le geste créateur pur n’existe plus; l’art n’est plus que recréation, récupération et réécriture infinie, l’oeuvre ne peut être qu’un ready-made. Dans Insoupçonnable, à l’instar de l’Absolue perfection du crime, on retrouve ces deux préoccupations majeures: la quête du réel qui passe par une intrigue de polar et les références.. Ce roman , écrit à la Villa Médicis à Rome dont il fut lauréat et pensionnaire en 2003, forme un véritable duo avec le précédent par leur thème et leur forme. Le Black Note 1998, Cinéma 1999, L’Absolue Perfection du Crime 2001, Insoupçonnable 2003, Paris-Brest 2009, Cet Homme-là 2010

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Nous avons rencontré Brigitte Giraud Le 16 Mars 2013

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Encore une belle rencontre avec cet écrivain tout en sensibilité et en justesse. Quand on la côtoie, on reçoit des ondes chaleureuses et sincères, elle donne tout simplement de son temps et de son intimité. Son oeuvre souvent autobiographique renvoie à ses fêlures,  à ses drames mais aussi aux gestes et aux souvenirs du quotidien. Son écriture est juste et sensible et elle révèle les moments, les mots qui nous ont marqués.
Née à Sidi-Bel-Abbès en Algérie en 1960, elle a été journaliste et libraire. Elle est chargée de la programmation du festival de Bron, importante manifestation littéraire de la région lyonnaise où elle vit aujourd’hui. Elle a écrit plusieurs romans, La Chambre des parents qui a reçu le prix littéraire des étudiants, NicoMarée NoireJ’ApprendsUne Année étrangère, un récit A présent, , ainsi qu’un recueil de nouvelles L’amour est très surestimé pour lequel elle obtient le Goncourt de la Nouvelle. Elle fait paraître Pas d’inquiétude en 2011, Avoir un corps en 2013 chez Stock.

 

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Nous avons rencontré Luc Lang en Décembre 2013

En plein hiver, Luc Lang a quitté son havre de paix à Montreuil pour affronter les questions de nos lycéens albigeois. Les jeunes étaient impressionnés de rencontrer un écrivain sur lequel on avait travaillé avec acharnement puisque nous leur avions proposé à l’étude 11 Septembre, mon amour et on ne l’a pas regretté. Nous avions rencontré l’oeuvre de Luc Lang lors d’une table ronde à Toulouse, invité à discuter avec l’une de nos auteures préférées marie-Hélène Lafon. Et là, émotion lorsque Luc Lang a lu quelques pages de son dernier livre « Mother » écrit à propos de la disparition de sa mère si aimée et si dévorante. Nous en avions la gorge coupée et lors d’une séance de dédicace que Domi, une amie, aime beaucoup, elle lui a glissé notre intention de l’inviter à Albi. Et comble de coïncidence, une autre de nos auteures préférées ( rassurez-vous, on n’en n’a pas tant que ça) Brigitte Giraud, publiée aussi chez Stock, lui a assuré qu’il serait bien lu et bien reçu. Alors il est venu … Nous avons découvert un homme charmant avec un regard cinglant sur la société actuelle qui s’est tout à fait accordé au nôtre, un homme chaleureux qui a su donner de son temps aux jeunes et à nous mêmes, lectrices inconnues du fin fond de la France avec générosité et sincérité. Aussi parce que c’est un geste qui place l’humain au centre. Nous avons eu  du mal à nous quitter. Une belle personne…
Son oeuvre est importante et difficile à résumer : il est né en 1956 à Suresnes dans une famille ouvrière, il fait des études en en hypokhagne à Balzac, puis en khâgne à Jules Ferry, montre très tôt une passion pour le travail, la théorie, envisagés d’un point de vue lyrique. Il habite actuellement en région parisienne et enseigne l’esthétique à l’École Nationale Supérieure d’Arts de Paris – Cergy. À côté de romans et un recueil de nouvelles, Luc Lang a publié de nombreux articles sur l’art contemporain (ex. Les invisibles, 2002), et des textes théoriques sur le roman (Notes pour une poétique du roman, 2002). Voyage sur la ligne d’Horizon (1998), Mille six cents ventres (1998, prix Goncourt des Lycéens), Les Indiens (2001), 11 Septembre, mon amour (2003), La Fin des Paysages (2006), Cruels 13, des nouvelles (2008), Esprit Chien (2010), Mother (2012).

 

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Nous avons rencontré Leslie Kaplan en mars 2014

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J’ai eu entre les mains L’Excès-l’Usine en lisant François Bon et Dominique Viart et j’ai tout de suite été subjuguée par l’écriture et l’engagement de vie.Je l’ai contactée sur son blog, « Les Outils » qu’elle alimente régulièrement de textes et de réflexions diverses et elle m’a répondu très vite , enchantée de venir à Albi rencontrer des lecteurs lycéens. Son oeuvre est très diverse et dénote sa recherche d’une écriture de la vie, du mouvement , du rythme, de la pensée qui oscille entre ressassement, obsessions inconscientes. Elle nous a offert un moment tout en retenue et délicatesse, mais impliquée dans l’échange et intransigeante dans ses choix et ses goûts. Nous sommes vraiment très heureuses d’avoir découvert un univers littéraire si dé-concertant et rencontré une si grande dame qui a côtoyé Marguerite Duras, Maurice Blanchot, Jacques Lanzmann… Vous imaginez ?

Leslie Kaplan est née à New York en 1943, élevée en France, elle écrit en français. Leslie Kaplan a suivi des études de philosophie, de psychologie et d’histoire. Elle participe, depuis l’usine, au mouvement de Mai 681. Depuis 1982, (L’Excès-l’usine, Hachette/P.O.L, repris en 1987 aux éditions P.O.L)2. elle publie des récits, des romans, des essais, du théâtre. Son premier livre a été salué par Marguerite Duras (voir l’entretien « Usine » publié dans le livre « Les Outils », et par Maurice Blanchot (voir le texte « L’Excès-l’usine » ou l’infini morcelé dans les « Ecrits politiques » de Maurice Blanchot, éditions Lignes). Son travail a souvent été adapté pour le théâtre (Claude Régy, Frédérique Lolliée, Elise Vigier, Marcial Di Fonso Bo…) et ses livres sont traduits dans une dizaine de langues. Dans ses livres Leslie Kaplan met en scène des personnages d’aujourd’hui qui cherchent comment vivre dans le monde tel qu’il est. Son écriture veut tenir compte de la complexité du monde, et de l’inconscient comme dimension constitutive de l’humain. Elle montre l’inconscient au travail dans les séances avec un psychanalyste (dans le roman « ‘Le Psychanalyste' »), dans les relations d’amour et d’amitié, dans les rapports de chacun avec l’Histoire et sa propre histoire, dans les relations de transmission réussies ou manquées qui sont la matière de tous ses romans (Fever, Millefeuille), mais aussi à travers l’importance du langage et de la parole, des mots et de la possibilité qu’ils offrent de déplacer, de transformer, de « sauter », comme l’a écrit Kafka, dans une phrase qu’elle a souvent citée, « en dehors la rangée des assassins ». On trouvera sur le site de son éditeur POL les critiques et commentaires de son oeuvre. Leslie Kaplan est membre du conseil de la revue de cinéma Trafic fondée par Serge Daney.

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Nous avons reçu Didier Daeninckx en Octobre 2014

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Invité au Salon du Livre de Gaillac, nous avons eu le plaisir de recevoir Didier Daeninckx et de découvrir un homme hors du commun , par son parcours et la profusion de son oeuvre. Né en 1949, il est à la fois romancier, nouvelliste, il collabore avec des auteurs de BD, écrit à propos de photos (celle de Willy Ronis) , travaille pour le cinéma. Je ne sais pas s’il récuse ce terme d’auteur engagé mais ses écrits comportent toujours une thématique sociale et historique. Il a commencé par le roman noir et y intègre des faits-divers politiques liés à la guerre , à la guerre d’Algérie, à la Nouvelle-Calédonie. Il s’engage contre le Révisionnisme, le Négationnisme, le Racisme. C’est un conteur né qui fourmille d’anecdotes qu’il raconte inlassablement et nous spectateurs, nous gobons ses paroles. Il nous a subjugués par ses histoires , son énergie  et sa disponibilité; les lycéens ont été sensibles au fait qu’il leur consacre toute une journée et se souviendront longtemps de sa simplicité et de sa sagesse.

 

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Yves Pagès est venu à Albi en Janvier 2015

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Yves Pagès nous intriguait pour son oeuvre et par sa personnalité. En effet, nous savions qu’il était la fois écrivain et éditeur (il co-dirige les éditions Verticales), mais nous avons découvert un homme qui parle… Un homme qui parle avec fougue et de manière percutante de tout : la vie, la politique, son travail d’auteur, d’éditeur, le cinéma, la littérature et le travail tout court. C’est pour la place qu’il accorde au travail dans une vie qu’il nous a intéressés aussi : montrer que nous vivons en pleine mutation et qu’il faut préserver , entretenir les outils pour penser grâce à la littérature, « Je veux qu’on entende dans mon écriture cette langue qui circule, qui porte toutes les classes sociales, tous les corps, les visages, les plaisirs, les déplaisirs ».
Cette ouverture à l’autre , nous l’avons sentie dans nos rencontres et dans son rapport aux jeunes lycéens. Dans son écriture aussi, il essaie de varier les approches tout en bannissant l’émotion viscérale: on lit des romans, des essais , des textes courts, récits fragmentés . c’est sa manière à lui de parler des « autres », une manière chorale d’entrer dans des univers urbains, ruraux, à l’usine, sur les lieux de travail.
Beaucoup de chaleur (malgré la pluie) et de générosité, quelque chose comme une complicité s’est instaurée, il a une écoute sincère de nos réactions de lectrices et d’enseignantes , une connivence qui fait du bien et qui nous a donné l’impression de vivre un moment d’une intensité rare.

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Hélène Lenoir est venue d’Allemagne  pour nous rencontrer en Décembre 2015

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Elle n’a pas hésité à traverser les frontières pour venir à Albi rencontrer ses lecteurs, jeunes et moins jeunes. Très touchée par l’intérêt que l’on portait à son oeuvre, elle était aussi curieuse d’entendre nos réactions sur ses textes dont elle n’a pas tellement l’occasion de parler , même dans les médias. Son oeuvre , essentiellement publiée aux Editions de Minuit, porte la marque de l’écriture cette maison (une réflexion sur l’écriture, le personnage, le monologue intérieur). Son dernier livre Tilleul publié chez Grasset a été le fil conducteur de nos rencontres avec les lycéens.
Un peu mystérieuse quand elle aborde sa création littéraire, son processus d’écriture, elle livre , au fil du temps des indices précieux, des détails intimes qui nous aident à comprendre sa personnalité d’écrivain, ses fêlures, ses doutes. Elle ne se livre pas tout de suite mais il faut deviner à travers ses mots , les non-dits et les pudeurs. Avec les lycéens, cependant , elle a été d’une générosité extrême et très surprise de voir que ces jeunes d’Albi et Carmaux avaient lu avec précision et sensibilité ses textes pourtant pas faciles d’accès. Autour d’un goûter ou de textes écrits pour elle par les jeunes, elle s’est laissé aller à quelques confidences qui ont éclairé ces rencontres.

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