Archives de Catégorie: romans américains

Le petit arpent du Bon Dieu

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Littérature américaine incontournable, ce roman de Caldwell vous séduira. Pourquoi ?

Début des années 30. Py Py Walden est veuf. Il a cinq enfants adultes dont trois vivent avec lui dans sa ferme de Georgie. Griselda, sa belle-fille, complète la famille. Elle est belle au point de se mettre à quatre pattes et de lécher tout ce que l’on peut…
Py Py cherche de l’or dans sa ferme depuis 15 ans et transforme donc ses champs en trous. Même une parcelle dont il a réservé les fruits à l’église locale, le petit arpent du bon Dieu, doit y passer… Cette vaine quête est le point départ d’une histoire hors norme, où se mêlent un contexte crasseux dans le sud profond, des personnages bêtes et méchants, des femmes faciles en recherche de « vrais hommes », la crise économique et le chômage, la misère rurale.
Cocktail explosif de Faulkner, de Steinbeck et de Céline, le «Petit arpent du bon Dieu» est surréaliste et social, absurde et cynique, hilarant et décapant, fantasque et violent. Ce roman, publié en 1933, est une vraie tornade lâchée sur une société américaine en pleine crise.
D’une lecture facile et jouissive, c’est une oeuvre majeure. A lire et faire lire.

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Sur la route

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« On the road » , chef-d’oeuvre de la « beat generation » écrit par Jack Kerouac (1922-1969). Le roman raconte de manière quasi autobiographique les aventures de l’auteur (nommé Sal Paradise dans le livre) et d’un compagnon de route, Neal Cassady (nommé Dean Moriarty dans le roman). On y croise également Allen Ginsberg (Carlo Marx) et William Burroughs (Old Bull Lee).

L’Attrape-Coeurs

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Phénomène littéraire sans équivalent depuis les années 50, J.D. Salinger reste le plus mystérieux des écrivains contemporains et ce livre est son chef-d’oeuvre. C’est le roman d’un adolescent qui fait une fugue, un adolescent issu de la bourgeoisie new-yorkaise chassé de son collège trois jours avant Noël, qui n’ose pas rentrer chez lui et affronter ses parents. trois jours de vagabondage et d’aventures cocasses, sordides et émouvantes, d’incertitude et d’anxiété, à la recherche de soi même et des autres. L’histoire éternelle d’un gosse perdu qui cherche des raisons de vivre dans un monde hostile et corrompu.

On achève bien les chevaux

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ALIRE-OnAcheveBienLesCheveaux-e3bd8Je suis passée un peu à côté de la littérature américaine tant à la mode dans les années 60-70 . Alors je rattrape mes lacunes. Horace Mac Coy propose ici un roman qui dénonce la corruption, faisant du rêve américain un cauchemar. Cette histoire de marathon de danse n’est qu’une métaphore de la cruauté du monde. 2 personnages veulent tenir jusqu’au bout d’un marathon de danse, ils sont conseillés par de vieux routiers qui leur donnent des conseils pour utiliser au mieux leurs 10 minutes de pause : apprendre à manger son sandwich tout en se rasant et en se faisant soigner les pieds, apprendre à lire les journaux en dansant, apprendre à dormir sur l’épaule de son ou de sa partenaire… Un classique !

L’Homme qui tombe

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Marquée par les tragédies de notre temps, je suis attirée par la façon dont l’art et ici la littérature s’empare de l’actualité. Les attentats du 11 septembre 2001 à New York ont déclenché une vague de réactions artistiques dont certaines ont marqué mon esprit. C’est le cas de L’Homme qui tombe de Don Dellilo. Comment la fiction s’empare cet événement ?

11 septembre 2001, Keith, couvert de cendres survit aux attentats et retourne chez son ex-épouse Lianne avec une mallette qui ne lui appartient pas. Keith se rapproche et s’éloigne d’une autre femme rencontrée dans l’enfer des tours, avant de décider de finir sa vie assis devant une table de jeu dans le désert de Las Vegas. Lianne, elle,  dérive entre l’inquiétude que lui causent l’attitude farouche et réticente de son propre fils, l’atelier d’écriture pour malades d’alzheimer dont elle a la charge, et ce fameux Homme qui Tombe, ce performeur que la police traque, la santé de sa mère qui vit depuis des années une incompréhensible liaison avec un mystérieux Européen, marchand d’art toujours entre deux avions, entre deux univers…  Don DeLillo donne à voir un monde brisé, cassé en morceaux, plus rien ne fonctionne, ni la pensée, ni le langage, ni le corps.  Notre histoire commune est analysée, les  effets et les causes d’une catastrophe. Le roman deviendrait-il une catharsis ?