Archives de Catégorie: BD

Histoire couleur terre Tome 3

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Histoire couleur terre Tome 3

Après le départ forcé de son amoureux, Ihwa découvre la solitude et le manque. La vie au village suit son cours, mais pour la jeune fille le cœur n’y est plus. Heureusement, Deok-sam finira par venir, bien décidé à épouser notre belle héroïne.
Double hommage aux femmes et à un monde campagnard traditionnel qui a cessé d’exister, histoire couleur terre dégage une grande impression de sérénité. En refermant ce troisième et dernier volume, un véritable apaisement envahit le lecteur. Kim Gon-hwa a le talent pour aborder des thèmes universels avec la plus grande fraîcheur.8

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Histoire Couleur Terre tome 2

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Histoire couleur terre Tome deux

La petite Ihwa est à présent devenue une belle adolescente presqu’en âge de se marier.
Elle va vivre sa première véritable histoire d’amour avec Deok-sam, un jeune homme pauvre, mais sincère et honnête, qui travaille comme valet chez maître Park, vieux notable du village. Très épris l’un de l’autre, les deux amoureux sont bien décidés à faire leur vie ensemble.
Mais hélas, la jeunesse et la beauté d’Ihwa attisent bien des convoitises, y compris celle de maître Park, prêt à débourser une petite fortune pour en faire sa concubine. Dans ce second volume nous est présentée la place occupée par Ihwa et sa mère dans cette société patriarcale dominée par la morale confucianiste . La veuve Namwon est traitée avec mépris car femme, de naissance modeste, et veuve de surcroît, elle fait commerce d’alcool et de nourriture, occupations jugés indignes selon les valeurs de l’époque.

Histoire couleur terre Tome 1

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Histoire couleur terre de Kim Dong-hwa

Kim Dong-hwa est né en 1950 à Séoul. Dès 1975, il publie son premier manhwa et ne cesse depuis de diffuser sa poésie à travers de nombreux albums. Si la sensibilité de ses histoires, qui s’accorde parfaitement avec sa richesse graphique, est bien connue des lecteurs coréens, la France n’a découvert cet auteur que récemment à travers la bicyclette rouge ( chez paquet, Grand prix de la critique de la CBD). C’est avec sa trilogie histoire couleur terre (Casterman), véritable hymne à la nature et à la femme, que Kim Dong-hwa atteint le sommet de son art. Dernièrement, il a adapté en bande dessinée les anecdotes touchantes des lecteurs d’un journal coréen, véritable nourriture de l’âme, proposées en français par Casterman.6

Ihwa est une petite fille qui découvre la vie, au fil des saisons d’une Corée campagnarde et traditionnelle. Les fleurs rythment les aléas de son cœur tandis que la pluie délave ses incertitudes de jeunesse. Sa mère, jeune veuve qui redécouvre l’amour, va la guider dans ce chemin tortueux qu’est l’adolescence. Kim Dong-hwa qui s’est illustré avec un style bien particulier, le Sunjung (manhwa destiné principalement aux jeunes lectrices) signe avec histoire couleur terre une œuvre qui touche tous les hommes et les femmes de toutes les générations…

La Corée vue par 12 auteurs

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La Corée est vue par 12 auteurs

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C’est une rencontre comme il s’en produit peu. 12 auteurs ont eu l’idée de ce projet collectif en bande dessinée. Ce sont à la fois des auteurs coréens et des auteurs européens qui offrent ici leur vision de la Corée. Ce qui ce qui donne des histoires très différentes mais ce qui en ressort c’est que les Coréens ont vraiment envie de faire connaître leur pays au moment de la mondialisation et on les voit avec des envies de grands espaces et l’envie de faire découvrir leur culture et leur création en pleine ébullition .
Ce livre propose une passionnante polyphonie graphique très intéressante pour les lecteurs qui veulent découvrir la Corée avant de partir en voyage ou comme moi de se rappeler les souvenirs de la Corée, de Séoul et de ses rues gigantesques, de ses laissés-pour-compte de la société. C’est véritablement un ouvrage de référence.5                               10                                     9

 

Fleur

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serveimage Une bande dessinée de Park Kun-woong, dessinateur coréen. Dans une cellule quelque part en Corée, un prisonnier Jaeng-tcho, ne parle pas, même sous la torture. L’homme se rappelle son passé. Son enfance marquée par les épisodes sombres de l’occupation japonaise et son internement dans les camps de travaux forcés en Mandchourie où beaucoup mourront de faim et d’épuisement. Après la libération, Jaeng-tcho revient dans son village natal pour découvrir que Dalley, la femme qu’il a toujours aimée s’est mariée avec son ami, Hyok-Soo (qui a collaboré avec les Japonais). Lorsque le chef du village est assassiné, Jaeng-tcho est arrêté à tort, tandis que tous les habitants du village sont exécutés par l’armée sud-coréenne  qui les soupçonne de soutenir les communistes: c’est le début d’une guerre fratricide.
Comme un écho au silence dans lequel se mure le prisonnier, ce premier volume de Fleur est totalement muet.
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Piong Yang

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De Guy Delisle.
J’avais beaucoup aimé Chroniques de Jérusalem du même auteur. Toujours autobiographique, le dessinateur part en Corée du Nord dans un des studios nombreux où sont fabriqués à la chaine des dessins animés. Située au centre de la capitale dans une tour ultramoderne, la société SEK est l’une des entreprises les plus performantes de la Corée du Nord (RPDC). Studio d’Etat, elle produit des dessins animés aussi bien pour son marché que pour la Chine, l’Espagne, l’Italie et la France. Des sociétés étrangères écrivent les scénarios, créent les personnages, les ambiances et les décors puis les envoient pour réalisation au studio. Tout est livré dans la langue d’origine et traduit en coréen pour la bonne compréhension par les équipes. Les dessinateurs et les décorateurs qui travaillent dans des bureaux climatisés sont jeunes. « Créée en 1957 et employant 1 600 personnes soit pratiquement autant que tous les studios français réunis , SEK a commencé à travailler avec la France en 1985. Les transpositions à l’écran des aventures de Corto Maltese ou de Bécassine y ont été réalisées. La vieille dictature nord-coréenne est ainsi devenue l’un des ateliers du merveilleux destiné à l’Occident.
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Voilà pour la partie documentaire. Bande dessinée toujours intéressante aussi par le regard que l’auteur porte sur le pays. Arrivé dans la capitale,il ne peut pas sortir seul sans être accompagné d’un guide et d’un interprète. Quand parfois, il échappe à la vigilance de ces cerbères, on ne tarde pas à savoir où il traîne en ville. Tout est l’effigie de Kim Jong-Hum, ses statues sont partout, il faut se prosterner en permanence, de l’hypermodernisme à la pauvreté rurale,tout se confronte. Aucun éclairage la nuit, et c’est un peuple qui déferle portant des sacs, on ne sait pas trop qui ils sont,des « volontaires » travaillent dans les champs. Les expatriés passent par les visites obligées et se retrouvent dans des bars des grands hôtels. J’aime le trait aussi de ce dessinateur à la fois épuré et précis,ironique et délicat.

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