Les Survivantes

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Vacances, cette année c’est lecture de polars. Pour plusieurs raisons. D’abord et c’est la première, nous allons recevoir l’année prochaine Sandrine Collette et j’ai été envoûtée par son livre « Il reste la poussière » que je chroniquerai un peu plus tard. Elle est rangée dans les auteurs de polars et donc , me voilà partie pour faire des comparaisons: en lisant des auteures féminines françaises contemporaines  de polars, je vais m’interroger sur l’existence ou non de caractéristiques spécifiques d’écriture chez les femmes auteures de  polars.

Lalie Walker écrit en 2010 ce livre « Les Survivantes » qui raconte les déboires d’Anne Boher , médecin à Strasbourg qui, lors d’un été caniculaire, se heurte à la maladie , celle de sa mère et la sienne . Mais ce n’est pas tout car en tant que médecin légiste , elle autopsie de nombreux corps et restent en suspens les identités de plusieurs femmes qui deux ans plus tôt ont été ramenées dans de sales états à la morgue: on a arrêté un homme frustre , incapable d’autant de sophistications dans le crime ( le fou de Blauselsand) donc Anne Boher aidée de son assistant Enzo Marquez cherche à élucider ce mystère. Mais je suis déçue par cette intrigue: trop de personnages, des ficelles un peu grosses pour expliquer les actes (dédoublement de la personnalité, des jalousies au sein du corps médical), des fils conducteurs trop nombreux aussi et dont l’intérêt dramatique n’apparait pas (état de siège de la ville de Strasbourg surveillée par des citoyens volontaires, des sortes de miliciens de l’ordre nouveau, eugénisme, recherches médicales monstrueuses…, la Traviata qui retentit dans lles rues de manière inattendue). Certes, cela contribue à l’atmosphère tragique, de même que ce temps reserré qu’est l’été alsacien mais la résolution est d’une intensité dramatique faible , les recours à la maladie ou aux expériences médicales peu pertinentes. De plus, l’écriture qui alterne récit, dialogue, paroles à haute voix de Anne Boher malade, et pensées intérieures des personnages , sorte de double de la conscience, même si cela renvoie à la maladie de Anne Boher, cela est fatiguant à la lecture et apparait comme un truc un peu facile. Tout comme la déstructuration chronologique des chapitres, qui fait un peu trop fabriqué et pas assez haletant, peut-être les coupures n’ont-elles pas été faites au bon moment et de la bonne façon. Une lectrice déçue donc.

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